Il aura fallu attendre toute la journée. Attendre une éclaircie et un ciel suffisamment dégagé pour permettre au Séchard de s’installer sur le Léman. Mais les heures passent et les espoirs s’amenuisent. Pour le deuxième jour de la finale du Grand Prix de Genève, le vent n’aura finalement jamais permis aux équipages de prendre le départ.
Dès la veille au soir, les prévisions météorologiques annonçaient une matinée peu favorable à la navigation. Après analyse des différents modèles, le comité de course avait alors décidé de retarder le briefing d’une heure. La journée s’annonce longue et aucun temps limite n’est fixé pour tenter de lancer des manches.
À 11 heures, le ciel est gris, le lac parfaitement plat et les drapeaux, privés de la moindre brise, restent désespérément inertes.
12h30, le décor n’a pas changé. Toujours rien à l’horizon. Les équipages patientent jusqu’au prochain point.
À 14h00, le constat est le même. Le vent reste aux abonnés absents. Rien à Versoix, rien non plus plus haut sur le lac. La patience commence à être mise à rude épreuve.
Puis à 15 heures, le soleil tente enfin une percée. La température monte, mais le vent, lui, ne suit pas. Une heure et demie plus tard, une petite risée de 1 à 2 nœuds fait son apparition. Trop faible pour permettre aux bateaux de naviguer. Plus haut sur le lac, une barre blanche est présente.
À 16h30, il faut se rendre à l’évidence : cette deuxième journée de finale est terminée sans qu’une seule manche ait pu être disputée.
« C’était une longue journée d’attente. La météo était compliquée, on le savait, et les seuls espoirs qu’on avait ne sont pas venus. La journée a donc été annulée », confie Matthieu Ravussin, régleur de voile d’avant de Sails of Change 8.
L’attente fait partie du jeu, mais elle n’en est pas moins frustrante pour les équipages.
« Quand on doit attendre toute la journée, on essaie de rester concentrés, de préparer le bateau, de bien s’alimenter, de boire et de passer le temps en discutant. Mais on est quand même là pour pouvoir faire des manches, donc forcément, c’est assez frustrant de ne pas pouvoir naviguer. Demain, le forecast est compliqué, mais on croise les doigts pour pouvoir naviguer », conclut-il.
Il ne reste désormais qu’une journée aux équipages pour conclure le Grand Prix de Genève, et avec lui la saison 2026.
Dimanche, le briefing est prévu à 10h30. Le premier départ pourra être donné à midi, tandis que le dernier signal d’avertissement est à 16 heures. Le programme est fixé. Reste désormais une inconnue, et non des moindres : le vent sera-t-il au rendez-vous ?
En attendant, les équipages se retrouveront ce soir à la Société Nautique de Genève pour un moment de partage et de convivialité autour du dîner d’équipage, avant de disputer demain l’ultime journée de compétition.