• HOME
  • TEAMS
  • NOUVELLES
  • THE TF35
  • ÉVÉNEMENTS
  • RÉSULTATS
  • VIDÉOS
  • LES PARTENAIRES
  • NOUVELLES
  • TF35
    • Introduction
    • A propos des Designers
    • Données techniques
    • A propos de la course
    • A PROPOS DU BATEAU
  • TEAMS
    • Realteam Spirit
    • Sails of Change 8
    • Sails of Change 10
    • X-WING
    • Ylliam XII - Comptoir Immobilier
    • Ylliam 17
    • ZEN Too
  • ÉVÉNEMENTS
  • RÉSULTATS
  • MÉDIAS
    • IMAGES
    • VIDÉOS
  • LES PARTENAIRES

TROIS QUESTIONS À BERTRAND DUMORTIER, COACH PASSIONNÉ DEPUIS 35 ANS

16/05/2026

Depuis 35 ans, Bertrand Dumortier accompagne des athlètes et équipages au plus haut niveau avec une approche mêlant exigence, pédagogie et maîtrise émotionnelle. À la veille d’un Grand Prix, il partage sa vision du rôle du coach, entre gestion de la performance, analyse des courses et transmission d’une passion intacte.

À la veille d’un Grand Prix, qu’est-ce qu’un coach cherche à ressentir chez son équipage ?

À ce moment-là, c’est de sentir que la régate approche et de voir que l’équipage est prêt. Il y a cette énergie particulière : ils ont des cartes en main, ils savent qu’ils peuvent faire une belle performance, et surtout, ils ont envie d’y aller. Mais à ce stade, le plus important est de « canaliser » cela. Il faut éviter de gaspiller de l’énergie dans les dernières heures, ne pas jouer le match avant le match, et surtout ne pas surjouer. C’est souvent là que le risque apparaît : vouloir trop bien faire, trop contrôler, et finalement commettre des erreurs inutiles.

Ils connaissent leurs forces, ils savent aussi où ils doivent être vigilants. L’enjeu maintenant, c’est de rester dans leur jeu, dans leur fonctionnement habituel, de bien communiquer, surtout dans un environnement complexe comme un lac où le vent peut être instable. Il y aura des moments qui fonctionneront très bien, et d’autres moins. Et dans ces moments plus difficiles, il faut accepter que cela fasse partie de la course.

La frustration existe, elle est normale. Mais elle n’a pas sa place dans l’instant. Elle se comprend, elle se partage le soir, à froid. Pendant la régate, il faut continuer à naviguer, simplement, comme ils savent le faire.

Quel est l’enjeu pour un coach entre les manches en régate ?

L’enjeu principal est de rester positif, quelle que soit la situation. Une manche est terminée, elle ne se rejoue pas. Il y a toujours des choses réussies, toujours des points à améliorer, mais l’essentiel est de se concentrer sur ce qui peut servir immédiatement pour la suite.

Si par exemple un départ a été manqué, on ne va pas refaire toute la course. On va chercher ce qui peut être ajusté pour le prochain départ, tout de suite, concrètement. En revanche, certains axes demandent du temps : ils ne se corrigeront pas entre deux manches. Ceux-là, on les garde pour plus tard, pour l’analyse globale, pour la préparation des prochaines régates.

Entre les manches, il faut donc être précis, utile, et surtout positif. Donner de l’élan plutôt que du doute.

Qu’est-ce qui te passionne le plus dans ce métier ?

Je fais ce métier depuis 35 ans, et la passion est toujours là.

Ce qui me porte d’abord, c’est la performance. Quand un équipage gagne, c’est une émotion brute, intense. Ce sont des moments rares, puissants, qui donnent du sens à tout le reste. On vit des émotions que peu de métiers permettent de vivre avec une telle intensité, peut-être même que peu de personnes peuvent vivre.

Il y a aussi la dimension pédagogique. Voir des personnes progresser, comprendre, apprendre, et parfois réaliser des choses qu’elles pensaient inaccessibles, dans la voile comme dans leur vie personnelle… Il y a quelque chose de très humain là-dedans. C’est peut-être là que réside le vrai bienfait.

  • TF35 on Facebook
  • TF35 on Instagram
  • TF35 on YouTube
  • CONTACT
  • HOSPITALITY &
    SPONSORSHIP
  • TEAM
    ZONE
  • FOLLOW THE
    RACE
Pelle Petterson
All site content © 2026 TF35 CLASS ASSOCIATION