Samedi 6 juin à 10 heures, 391 voiliers et près de 2’500 régatiers s’élanceront depuis la Société Nautique de Genève à l’occasion de la 87e édition du Bol d’Or du Léman. Portée par un flux de sud-ouest, la flotte mettra le cap sur le Bouveret, avant de revenir à Genève, sur un parcours total de 123 kilomètres. Une course mythique que tous rêvent de remporter, mais qui réserve toujours son lot de surprises jusqu’à l’arrivée.
L’année dernière, il aura fallu plus de 15 heures de course pour franchir la ligne d’arrivée dans des airs très légers. Cette année, les conditions météorologiques s’annoncent plus favorables, avec un flux de sud-ouest qui devrait s’installer samedi sur le Petit-Lac et le Grand-Lac. Un passage plus délicat est toutefois attendu dans le Haut-Lac, où le vent pourrait faiblir avant un retour vers Genève potentiellement en vol pour les t-foilers.
Yann Guichard, skipper barreur de Sails of Change 8, explique : « Lors des grandes courses et dans des airs légers, on voit souvent les premiers buter, comme cela s’est produit sur la Genève-Rolle. On dit souvent également qu’il ne faut pas rater la dernière transition, mais on ne sait jamais vraiment où elle se situe. L’important, est de rester au contact. Je pense que cela a toujours été la clé. Les Bol d’Or que nous avons gagnés, se sont construits ainsi : ne jamais prendre d’option radicale et rester au contact des autres. Tout dépendra des conditions. »
Le Bol d’Or du Léman, plus grande régate au monde disputée sur un lac, demeure toujours imprévisible. Riche en émotions et en suspense jusqu’aux derniers mètres, cette course se joue souvent sur des détails : le choix de partir avec des dérives en C ou des foils, la configuration des voiles, la gestion des transitions, les options tactiques et la capacité à s’adapter aux évolutions des conditions tout au long du parcours.
« Ce qui est spécifique à ce bateau, c’est que quelques minutes de vol suffisent à procurer un gain considérable par rapport aux bateaux archimédiens », reprend Yann Guichard. « Il n’y a donc pratiquement aucune hésitation à avoir sur le fait de partir avec des foils. Et puis, c’est plus plaisant. Nous avons un bateau volant, donc nous avons envie de faire le Bol d’Or en volant. »
Depuis le lancement du championnat en 2021, trois équipes ont déjà inscrit leur nom au palmarès du Bol d’Or du Léman chez les TF35 : Ylliam XII - Comptoir Immobilier en 2021, Sails of Change 8 en 2024 et Realteam Spirit en 2025. Mais l’ensemble de la flotte possède le potentiel nécessaire pour s’imposer cette année.
« On a fait une très bonne préparation et on a encore navigué ce jeudi dans de belles conditions », confie Julien Firmenich, skipper barreur d’Ylliam 17, qui a remporté la Genève-Rolle-Genève le week-end dernier. « On s’est préparés à une course plutôt rapide, avec des conditions de sud-ouest et des transitions. On a gardé des options assez ouvertes, entre le choix des voiles, les foils, l’équipage, donc on a encore pas mal de possibilités. On attend maintenant de voir les dernières prévisions pour prendre les dernières décisions. On est impatients de se lancer. »
Pour suivre la course, les spectateurs pourront profiter du Village du Bol d’Or, qui ouvrira ses portes au public dès vendredi midi à la Société Nautique de Genève et restera accessible jusqu’à dimanche soir. Ils pourront notamment suivre la course en direct sur écran géant.
Les TF35 seront également à suivre grâce au système de tracking, sur le site internet du championnat ainsi que sur ses réseaux sociaux de la classe, Facebook et Instagram.